#06 – The Future is Now

Parmi les liens de la semaine: la mort de Seijun Suzuki, l’espace et Lana del Rey, Jackie et du Cyberpunk.

  • Seijun Suzuki est mort. J’avais découvert ses films sur les conseils de Nicolas Winding Refn qui tenait Tokyo Drifter en haute estime. Je vous lie un super texte de Libé sur le monsieur et quelques photos de trois de ses chefs- d’oeuvre.
  • SEIJUN SUZUKI, ÉTOILE FILÉE
  • Extrait: « Rien que de très normal à tant de persistances rétiniennes disséminées sur tous les continents du formalisme contemporain : histoires a priori convenues de tueurs, de yakuzas, de putes ou de soldats, les grands films de Suzuki sont autant de silos emplis de fétiches étranges et d’obsessions brûlantes qui s’inoculent au regard tel un coléoptère affolé s’engouffrant dans la pupille de l’œil pour y déposer sa piqûre, flashs irrémédiablement entêtants et corps flottants d’hallucinations colorées imprimés au vitré de visions noires et blanches. »
  • « Autre fan un peu connu, le réalisateur de Moulin Rouge Baz Luhrmann l’avait défini un jour en «cinéaste qui semblait avoir entrevu le futur avant que celui-ci ne survienne». On pourrait reformuler, sans rien soustraire à la force de cet éloge : en astre distant, Suzuki était ce cinéaste qui, bien que ceint par les rouages les plus ingrats de l’usine à films, aura entrevu et sublimé l’éclat du présent avant même que celui-ci ne lui parvienne. »

love lana del rey

  • J’ai vu Jackie de Pablo Larraín avec Natalie Portman. C’est un biopic plutôt agile sur la condition de première Dame des US, sur le deuil aussi et sur l’héritage qu’on laisse derrière soi en politique. Mais si j’en parle ici c’est surtout pour sa musique. Je crois que je n’ai en effet jamais vu un film être autant élevé par sa bande-son. J’avais déjà adoré la BO à tendance bruitiste de Mica Levi sur Under The Skin mais là, son score donne une identité unique au film, elle lui donne un rythme, une puissance, une ampleur. Plusieurs séquences semblent d’ailleurs assez conventionnelles au premier abord et, à chaque fois, la musique vient soulever le tout. Rien que pour ça, je conseille le visionnage du film. Rarement une BO n’aura autant, pas seulement élevé le film, mais véritablement FAIT le film.

  • Je vous laisse avec du Cyberpunk, évidemment, avec un article et quelques images de Josan Gonzalez.
  • Son bouquin s’appelle « The Future is Now » et il me le faut dans ma bibliothèque de toute urgence.
  • The bleak and charming cyberpunk art of Josan Gonzalez
  • Extrait: « Gonzalez says that he started out with a style that was more painterly, and only more recently adopted the ligne claire — clear line — style he’s become known for, a look that was pioneered by Belgian artist Hergé on Tintin. Gonzalez’s list of influences includes the usual suspects: like defining French sci-fi artist Moebius and American comic illustrator Geof Darrow, as well as manga artists like Hiroaki Samura and Akira creator Katsuhiro Otomo. « It’s a long list, » Gonzalez says. »

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