Ecran Fantastique #387

Je parle de plein de bonnes choses dans le dernier numéro de l’EF: Sayonara, Alien Covenant, It comes at Night et je discute avec Juan Carlos Medina de son prochain film The Limehouse Golem.

  • Sayonara : « Le film post-apocalyptique est un genre par essence empreint par l’attente de la mort. Sayonara, en délaissant la peinture des dangers d’un monde au bord du gouffre, préfère jouer sur la longueur des plans pour sonder la langueur du temps qui passe et qui s’écoule inexorablement vers la fin de l’espèce humaine. »

  • It comes at night : « S’il rejoint certains thèmes abordés dans la série The Walking Dead, notamment la difficulté à conserver son intégrité alors qu’on est irrémédiablement poussé au pire pour protéger les siens, It Comes at Night travaille cette thématique à tel point qu’il se rapproche finalement davantage de La dernière maison sur la gauche. Comme dans le premier film de Wes Craven, nous suivons là encore la lente descente aux enfers d’individus bien sous tous rapports qui vont peu à peu être amenés à commettre l’irréparable. »

  • Alien Covenant : « Alien : Covenant renonce à la veine contemplative de l’épisode précédent pour privilégier une caméra portée aux mouvements abrupts qui semble peiner à suivre la rapidité de sa furieuse créature. Cette logique fait irrémédiablement pencher l’œuvre du côté du slasher glauque et sans pitié, les victimes se suivant à un rythme effréné dans une série de meurtres plus violents les uns que les autres. »

  • The Limehouse Golem : « De la terrible condition des femmes aux sévices innommables faits aux enfants, le cinéaste espagnol explore ainsi la création d’un monstre qui n’est au final que le miroir sadique de la société qui l’a engendré. »
  • Extrait de l’entretien avec le réalisateur Juan Carlos Medina: « J’étais dès le départ un fan du romancier, Peter Ackroyd. C’est un livre qui, à bien des égards, me rappelait From Hell d’Alan Moore, une bande dessinée qui m’obsède. Leur point commun est cette projection dans la tête d’un tueur qui parcoure les rues de Londres et qui plante un regard acéré, sadique et pervers sur la société de l’époque. Une société dont il est le produit logique tant la violence est partout. Elle est dans l’exploitation des masses ouvrières, des femmes, des enfants, etc. C’est cet univers cauchemardesque qui a engendré le XXe siècle qui m’intéressait, ce récit de la création d’un monstre. »

 

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