Oscars season: Lady Bird & Phantom Thread

Alors que les Oscars approchent, quelques mots sur LADY BIRD et PHANTOM THREAD que j’ai eu la chance de voir il y a quelques mois.

Synopsis: Christine « Lady Bird » McPherson se bat désespérément pour ne pas ressembler à sa mère, aimante mais butée et au fort caractère, qui travaille sans relâche en tant qu’infirmière pour garder sa famille à flot après que le père de Lady Bird a perdu son emploi.

Plutôt attachant ce Lady Bird qui n’est probablement pas à la hauteur de sa hype mais qui recèle de petites idées simples et touchantes. Rien de bien nouveau (premiers amours, première fois, rébellion adolescente sans conviction) mais la relation avec la mère, vrai cœur du film, retranscrit parfaitement la proximité impossible avec un parent à l’amour si envahissant qu’il asphyxie toute affection et douceur au quotidien. Curieusement, le film n’a pas les tics du ciné indé actuel (qu’on était en droit d’attendre de la part de Greta Gerwig, habituée de Noah Baumbach notamment), jouant sur une structure en vignettes et un rythme ultra rapide, ne se laissant jamais aller à la contemplation facile (la fameuse « première fois » est expédiée en deux minutes par exemple). Si le tout reste assez inoffensif, le dernier tiers du film parle avec justesse de tout ce qu’il aborde : de la résolution de la honte de Lady Bird pour son milieu social, l’acceptation de ses origines et l’inévitable humilité qui vient avec l’âge adulte (et le pardon de ceux qui nous ont élevé comme ils ont pu).

Nominé aux Oscars pour Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleure actrice, Meilleure actrice dans un second rôle et Meilleur scénario original.

Sortie le 28 février.

Synopsis: Dans le Londres des années 50, juste après la guerre, le couturier de renom Reynolds Woodcock et sa soeur Cyril règnent sur le monde de la mode anglaise. Ils habillent aussi bien les familles royales que les stars de cinéma, les riches héritières ou le gratin de la haute société avec le style inimitable de la maison Woodcock. Les femmes vont et viennent dans la vie de ce célibataire aussi célèbre qu’endurci, lui servant à la fois de muses et de compagnes jusqu’au jour où la jeune et très déterminée Alma ne les supplante toutes pour y prendre une place centrale. Mais cet amour va bouleverser une routine jusque-là ordonnée et organisée au millimètre près.

Je reste toujours un brin dubitatif sur les derniers films de Paul Thomas Anderson. D’un côté il y a l’évidente élégance de la mise en scène, de l’autre persiste cette absence d’émotion et ce rythme très linéaire qui pesait déjà sur INHERENT VICE. Si la cassure arrive très tard dans le film, elle reste tout de même passionnante, PTA explorant de façon très similaire à mother! de Darren Aronofsky les troubles internes d’un amour rendu impossible par l’égoïsme de l’un et l’amour sans limites de l’autre. D’ailleurs, les deux films virent habilement au film d’horreur dans leur dernier tiers, l’un préférant l’allégorie, l’autre un réalisme froid, pour finalement se rejoindre sur l’idée d’une passion qui ne peut exister qu’avec la mort.

Nominé aux Oscars pour Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur, Meilleure actrice dans un second rôle, Meilleur score orignal et Meilleurs costumes.

Sortie le 14 février.

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