Ecran Fantastique #394

Dans le numéro de mars de l’EF, je parle de deux excellents films: Ghostland et My Wonder Women.

  • GHOSTLAND

Extrait de la critique: « S’il s’attardait sur la violence des agresseurs dans Martyrs, il préfère ici étudier les répercussions psychologiques de cette dernière sur les victimes. De façon très juste, son quatrième long-métrage est une brillante exploration du traumatisme de l’enfermement et de l’aliénation mentale qui en découle. Réalisme froid et envolées baroques se mêlent au sein d’une superbe direction artistique qui donne la part belle à cette maison terrifiante peuplée de monstres et de fantômes. […] D’une grande richesse thématique, il s’agit ici tout autant de parler de deuil que de la naissance d’une identité artistique à travers Beth qui va progressivement se découvrir une aptitude pour l’écriture. Aussi éreintant que sensible et touchant dans sa peinture d’une adolescence bouleversée par l’anéantissement de la cellule familiale, Ghostland est un métrage unique et profondément original, prouvant une nouvelle fois que son auteur compte parmi les plus éminents représentants d’un cinéma de genre audacieux et radical. »

  • MY WONDER WOMEN

Extrait de la critique: « My Wonder Women n’est pas à proprement parler un biopic sur William Moulton Marston, le créateur de la célèbre guerrière amazone, mais plutôt du couple qu’il forme avec sa femme, Elizabeth, et la jeune étudiante qu’ils prennent sous leur aile et dont ils s’éprennent tous les deux. En se focalisant sur l’intimité de ce trio amoureux, la réalisatrice s’attache à montrer comment leur union extraordinaire a donné naissance à deux inventions majeures que sont le polygraphe et le comics Wonder Woman. […] La genèse tumultueuse de la bande-dessinée, dont le succès commercial sera rapidement entaché par la censure qui en condamne la violence et les thèmes subversifs (dont l’homosexualité), sera mise en parallèle avec les problèmes que rencontreront le trio au sein de la société puritaine des années quarante. Avec subtilité, la réalisatrice parvient à traiter avec justesse du poids des mœurs étriquées qui pesèrent sur leur union incongrue pour mieux affirmer la puissance symbolique qu’incarne Wonder Woman : une femme indépendante au cœur pur dont l’empathie est aussi efficace que sa force physique. »

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