Ecran Fantastique #397 & #398

Je parle horreur dans les n°397 et 398 de l’Ecran Fantastique avec des interviews de Jeff Wadlow et John Krasinski.

Je suis allé à Londres pour parler avec John Krasinski (alias Jim de The Office) de son petit bijou horrifique Sans un bruit dans lequel il dirige sa femme, l’excellente Emily Blunt.

Extraits de l’entretien: « – Leur survie repose sur leurs habilités physiques mais aussi et surtout sur leur capacité à communiquer entre eux et former une union solide.
– Absolument. Je suis quelqu’un qui communique beaucoup et qui n’a pas peur de se montrer vulnérable devant ses enfants mais je sais parfaitement pourquoi ce père se comporte ainsi. Il y a eu une génération de pères qui ne parlaient pas mais il existe aussi un archétype d’hommes qui pensent que c’est une preuve de faiblesse que de communiquer ses émotions. Je connais beaucoup de gens qui pensent cela et qui se comportent ainsi dans leur quotidien. À travers le postulat fantastique du film, j’ai voulu montrer comment cette attitude pouvait devenir problématique et mettre en danger la famille toute entière. »

« – Vous avez dit accorder une grande confiance au spectateur, qu’est ce que cela signifiait pour ce film ?
– J’ai participé à un film qui s’appelle Promised Land que j’ai écrit avec Matt Damon. Lorsque nous avons été voir les directeurs de marketing, nous avons rencontré quelqu’un d’exceptionnel à qui j’ai demandé quelle était l’erreur principale que faisaient les studios. Il m’a répondu ceci : «Leur erreur la plus fréquente est de penser que le public est stupide». Cela m’a beaucoup marqué. Je suis persuadé que les spectateurs ne sont pas stupides, ils veulent être mis au défi et ils détestent qu’on surligne les choses pour eux. Je me suis souvenu de ce conseil lorsque j’ai réalisé Sans un bruit. »

Dans le numéro précédent, j’ai discuté avec Jeff Wadlow de son étonnant film concept Action ou vérité, produit par Blumhouse.

Extrait de l’entretien: « – Vous dîtes aimer jouer avec les attentes du spectateur, c’est le cas avec Action ou vérité qui commence de façon légère pour évoluer progressivement vers un ton plus dur et réaliste.
– Je ne souhaitais pas que le spectateur ne fasse qu’attendre la prochaine victime, c’est le type de film d’horreur que je n’apprécie pas car c’est une expérience passive. Il était primordial pour moi que l’audience soit investie dans le récit. D’une part parce qu’elle s’intéresse aux personnages, qu’elle les apprécie, de l’autre parce qu’elle joue au jeu avec eux. Je désirais que les spectateurs soient eux-mêmes forcés d’attendre les défis que le jeu allait proposer. C’est pour cette raison que j’ai structuré le film ainsi. Je voulais commencer de façon légère, donner du temps au spectateur pour qu’il s’attache aux personnages, qu’il sente que ces protagonistes pourraient être ses amis, pour que lorsque leur calvaire commence, il soit émotionnellement connecté à eux et totalement investi dans leur survie. Je souhaitais que le périple soit intense, qu’il devienne de plus en plus sombre et extrême, qu’il pousse les personnages dans leurs derniers retranchements. J’ai imaginé le récit comme une attraction à sensations fortes, avec une progression dans la peur et le suspense. »

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